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Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

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TERRITOIRES ET ACTIONS

Rencontre autour de la culture touarègue- Le 29 juin 2019, Maison Ouverte à Montreuil (93)

Si vous cherchez une rencontre inédite avec les hommes voilés du désert, inédite parce qu’authentique, cette manifestation va vous séduire.
La rencontre est faite pour vous permettre de déconstruire les préjugés sur des hommes aux coutumes simples d’une profonde sobriété.
A travers une exposition, des conférences débats et une projection de film, vous allez apprendre à mieux les connaitre et mieux comprendre leur culture.

La manifestation du 29 juin a quatre objectifs qui sont les suivants :

1/ Véhiculer un message de solidarité avec les touaregs
2/ Alerter et sensibiliser l’opinion public afin de changer son regard sur les touaregs
3/ Témoigner afin de faire évoluer les mentalités
4/ Réunir des participants travaillant avec les touaregs pour échanger

LE PROGRAMME

Exposition sur les touaregs d’Edmond Bernus de l’IRD
Exposition de livres écrits par les touaregs et expositions de bijoux

Ouverture de la manifestation, annonce des différentes séances, présentation de la Coopérative des bijoutiers inadans de l’Air

DEBATS AUTOUR DES THEMES SUIVANTS :

13h30-13h45-Ouverture de la manifestation et modération par Mohamed Ousmana(coopérative de l’Air), annonce des différentes séances.

13h45-14h15-Usage et gestion traditionnelle des ressources naturelles et hydrauliques par les éleveurs nomades touaregs.
Abdoulahi ATTAYOUB,Président de Survie Touarègue TEMOUST et président de l’Organisation de la DiasporaTouarègue en Europe (ODTE)

14h30 – 15h00- Droits des peuples : le GITPA, une ONG internationale qui défend les droits des autochtones au niveau International et particulièrement en Afrique.
Bilan des 11 années sur la Déclaration des Nations Unies des droits des peuples autochtones en Afrique, et le rôle des femmes
Patrick KULESZA – GITPAMembre du Bureau du GITPA et Directeur exécutif du GITPA.

15h15-15h45-La préservation du patrimoine du Sahara central, état des lieux
Chekib ABDELSALAM Anthropologue, poète, romancier, spécialiste du patrimoine culturel et naturel du Sahara.Éditeur indépendant et généraliste

16h00-16h30-Continuer à être Touareg en diaspora : étude de conversation avec des Européens à propos du Sahara
Pierre PERRALDI Mittelette-Doctorat en ethnologie-Ethnolinguistique. DLC 3 Berbère (INALCO Paris)

16h45-18h00-Projection du Film de Jean Pierre Valentin Touaregs, l’Âme bleue du désert

Clôture

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1 commentaire pour Rencontre autour de la culture touarègue- Le 29 juin 2019, Maison Ouverte à Montreuil (93)

  • Veilleur Saharien

    « Puisque rien ne dure. Une brève histoire du sable (2/4) »; 0Habiter le désert; 25/06/2019; PODCAST EXPORTER

    De Sijilmassa à Tombouctou, en passant par les oasis égyptiennes de Kharga et Dakhla en Egypte, La Fabrique et ses trois invités vous invitent à parcourir les sables du Grand aride, du Big Dry, du Néolithique à l’empire Songhaï, et à déconstruire au passage quelques idées reçues sur le Sahara.

    Le désert de sable, un espace dépeuplé, caractérisé par une morne aridité, un « territoire du vide » ? Un espace solide ou liquide ? Un espace fluide irrigué d’un vaste réseau de routes ? Les espaces sahariens sont-ils tous similaires ? Les oasis se ressemblent-elles ? Peut-on faire naufrage dans le désert ? Comment s’y orienter ? Voici quelques unes des questions qu’Emmanuel Laurentin posera à ses trois invités, Gaëlle Tallet, maîtresse de conférences en histoire grecque à l’Université de Limoges et directrice de la Mission archéologique d’El-Deir (oasis de Kharga, Égypte), Abdel Wedoud Ould Cheikh, anthropologue, professeur émérite de l’université de Lorraine, spécialiste de la Mauritanie, et Michel Barbaza, professeur émérite d’archéologie à l’Université de Toulouse.

    Le désert, un espace fluide ? Si on coupe une route, la circulation reprend ailleurs ?

    Abdel Wedoud Ould Cheikh : L’image de l’Internet est une bonne image pour décrire le Sahara. Ces espaces sont en réalité très connectés : la circulation des informations est très rapide – si un poème est dit du côté de Goulimine (Guelmim) dans le sud du Maroc, il est connu deux jours plus tard dans l’extrême sud-est de la Mauritanie – les modes s’y propagent rapidement, comme on le voit avec la mode du Melhfa, un vêtement que porte les femmes maures dans l’espace ouest-saharien. Quand un tronçon de ce réseau de mouvements caravaniers s’éteint en raison une épidémie, d’une sécheresse ou d’une guerre, il renaît ailleurs.

    Gaëlle Tallet : Dans l’Antiquité, il n’y a pas de traversée directe du désert mais tout un réseau d’oasis qui fonctionnent comme des entrepôts, des lieux d’accueil où l’on s’arrête pour décharger sa caravane, où l’on vend ou acquiert de nouvelles denrées : c’est une circulation complexe, qui ne traverse pas forcément le désert d’un bout à l’autre. Et l’on est frappé par la sophistication de la culture qui se déploie dans ces oasis égyptiennes, notamment dans ces riches villas romaines avec des peintures à fresque qui à la fois témoignent d’une appartenance très connectée à l’empire romain – une intégration que l’on exhibe en utilisant la même céramique sigillée que partout ailleurs dans l’empire – et en même temps la revendication que l’on reste saharien, au travers d’une série de motifs et de thématiques qui apparaissent dans l’art de ces villas et qui sont proprement égyptiens ou libyens.

    Michel Barbaza : Cette importance des réseaux et de la communication est un phénomène déjà attesté dès 5 000 ans avant notre ère. Dans ce Sahara néolithique, on a la preuve que des récits mythologiques circulaient déjà entre des populations pourtant très éloignées. Dans l’art rupestre saharien, on retrouve ainsi des thèmes similaires : comme par exemple ces bœufs gravés dans la pierre, typiques du style bovidien et que l’on retrouve dans l’ensemble du Sahara, et jusque dans le nord de la Mauritanie.

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    Awdaghust est une grande ville, bien fréquentée, dans les sables. Une grande montagne sans vie et sans végétation la domine. On y trouve une grande mosquée et de nombreux oratoires de quartier, bien fréquentés. Dans tous, on y trouve des maîtres du Coran. Autour de la ville, on trouve des jardins de dattiers, où on cultive le blé à la bêche. On arrose avec des seaux en cuir. Seuls les princes et les gens de qualité se nourrissent des produits de ces jardins. Le reste de la population mange du mil. Les concombres réussissent bien chez eux. On y trouve des figuiers de petite taille ainsi que des pieds de vigne. La culture du henné produit beaucoup. La ville possède des puits d’eau douce. L’élevage des bœufs et des moutons est des plus prospères On y trouve beaucoup de miel qu’on importe du pays des Soudans. Les gens vivent bien et sont riches. Al-Bakri, géographe et historien de l’Hispanie musulmane (circa 1014-1094)
    Les textes, lus par Nathalie Kanoui, sont extraits de :
    • Strabon, Géographie, XVII, 3 (La Libye)
    • Ibn Battuta, Voyages. De l’Afrique du Nord à La Mecque (1352)
    • Al-Bakri, De Draa et Sijilmassa à Awdaghust
    • Wilfred Thesiger, Le désert des déserts, Plon (1959)
    Liens
    • Mission archéologique El-Deir, une micro-oasis dans la Grande Oasis de Kharga (Égypte)
    Bibliographie
    • Judith Scheele, Smugglers and Saints of the Sahara. Regional Connectivity in the Twentieth Century,Cambridge University Press, 2012
    BIBLIOGRAPHIE

    Mer et désert de l’Antiquité à nos jours. Approches croiséesGaëlle Tallet Presses Universitaires de Rennes, 2018

    L’Afrique ancienne. De l’Acacus au Zimbabwe. 20 000 avant notre ère – XVIIe siècleFrançois-Xavier FauvelleBelin, 2018
    INTERVENANTS
    • Michel Barbaza
    archéologue, professeur émérite à l’Université de Toulouse
    • Abdel Wedoud Ould Cheikh
    , anthropologue, professeur émérite de l’université de Lorraine, spécialiste de la Mauritanie
    • Gaëlle Tallet
    maîtresse de conférences en histoire grecque à l’Université de Limoges

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