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TERRITOIRES ET ACTIONS

« Astaghfirou-Allah », de Wartehen-Ghaçan

L’ouvrage « Astaghfirou-Allah », de  Wartehen-Ghaçan , chez l’éditeur Ibuka Ndjoli , avec l’appui éditorial de Madame Ndack KANE, Professeure à l’UQAM-Canada, est sorti le 20 février 2018.

Selon Feuerbach, la religion est « la perte pour l’homme de sa substance, il projette celle-ci dans un « être divin », extérieur à lui-même et « pur produit de sa conscience »; il revête l’idole qu’il a fabriquée des vertus et des possibilités qui sont la substance de l’humanité elle-même… ».

Salomon Reinach dira que « la religion est un ensemble de scrupules qui fait obstacle au libre exercice de nos facultés… ».

Renan disait : « la religion est un fait. Elle doit être discutée comme un fait. ».
Le philosophe Karl Marx a traité la religion comme « l’opium du peuple ». Sa sentence entière est la suivante : « la détresse religieuse est à la fois l’expression d’une vraie détresse et une protestation contre cette détresse. La religion est le soupir de la créature opprimée, le cœur d’un monde sans cœur, l’âme d’un monde sans âme. Elle est l’opium du peuple ». L’esprit de cette définition se vérifie encore aujourd’hui avec la résurgence des identités religieuses, particulièrement celle véhiculée par le fondamentalisme islamique.

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Les trois grandes religions monothéistes, qui sont le judaïsme, le christianisme et l’islam, s’abreuvent aux mêmes sources et se réclament d’Abraham qui vécut il y a environ quatre mille ans. Abraham est le premier d’une lignée de prophètes, des chefs spirituels qui se sont présentés aux hommes de leurs époques respectives comme des porte-parole de Dieu. Les religions monothéistes sont ainsi celles qui sont révélées, c’est-à-dire d’origine surnaturelle et donc d’inspiration divine, puisque Dieu serait apparu aux prophètes pour leur communiquer ses volontés.
Le judaïsme est fondé sur la Bible hébraïque et la tradition orale consignée, durant deux mille ans avant Jésus Christ, dans le Livre Saint qui s’appelle le Talmud (qui veut dire littéralement en hébreu : « apprendre » ou « lire », et, bizarrement « apprendre » aussi, en Tamacheqh « almoud »). Le judaïsme estime que les révélations prophétiques (messages de Dieu) prennent fin avec celle faite à Moïse, intervenue 300 ans avant Jésus Christ. Le judaïsme ne serait pas une religion du Livre et le Message serait plus important que les mots puisque l’enseignement talmudique reconnaît plusieurs manières d’interpréter la Bible : littérale, mystique, allégorique et philosophique.
Le christianisme ne voit pas de coupure entre l’Ancien et le Nouveau Testament qui sont, selon lui, inséparables : le Dieu de la Bible hébraïque ne saurait être distinct du Dieu du bon Jésus ! A l’exception des « intégristes » et des « fondamentalistes », les chrétiens contemporains soutiennent que la Bible ne doit pas être prise au pied de la lettre ; en effet, on sera bien en mal d’expliquer que Noé a engendré ses trois fils à l’âge de … 500 ans, et que Aaron soit mort à deux endroits différents !

Parmi les textes sacrés des religions monothéistes, le Coran, terme qui signifie « récitation » en arabe – ses initiateurs arabes du Moyen-âge ont copié les juifs qui disent la même chose de leur Talmud qui veut dire littéralement en hébreu : « apprendre » ou « lire » – occupe lui une place à part. En effet, il existe une différence importante entre la Bible et le Coran qui, lui, a été « dicté », mot à mot, au Prophète Mohammad par Jibril (le nom de l’Ange Gabriel est aussi copié de la Bible des chrétiens) ; ainsi, à la différence d’un chrétien qui cite l’Evangile de Marc, un musulman qui cite un verset du Coran ne dira pas que c’est le Prophète Mohammad qui parle, mais que c’est Allah (Dieu) qui s’exprime directement à travers la « bouche » du Prophète Mohammad. Bien que le Coran dise cela, il y est écrit que certains versets peuvent être interprétés de diverses manières et mieux : « personne ne saura interpréter exactement les paroles contenues dans le Coran hormis Allah et ceux qui sont profondément enracinés dans la connaissance. » (Le Coran, sourate 3, verset 8). Pour les musulmans, le Coran est sensé clore définitivement le cycle des révélations divines.

http://www.kusoma-group.com/librairie/livre-27

1 commentaire pour « Astaghfirou-Allah », de Wartehen-Ghaçan

  • Le Vieux de la Vieille Garde Saharienne

    A la bonne attention de ceux-celles qui ne pourront pas commander le Livre « Astaghfirou-Allah », de Wartehen-Ghaçan » chez son éditeur au Canada, je le présente par son introduction liminaire, in extenso:

    « Un adage de chez les touaregs dit : « la modestie est recommandée, même dans l’observance du culte religieux ».

    Je suis un citoyen du Mali, ingénieur forestier de formation, de culture arabo-berbère, né dans une famille touarègue bédouine du Sahara (rive Sud), musulmane orthodoxe (sunnite, malikite), sans excès de religiosité démonstrative, assez tiède en prosélytisme religieux. Bien qu’ayant reçu ma culture « primaire » de parents musulmans, je crois fermement à un Dieu Unique, en tant qu’un Esprit qui gouverne le monde. A ce titre, je combats toute manifestation de religiosité islamique excessive et démonstrative qui procède au rappel intransigeant de ce qui est licite ou illicite (ne mange pas/ne bois pas ceci, c’est haram), de ce qui est pie ou impie (fais tel geste et ne fais pas un tel acte).

    Je m’assume objecteur de conscience (religieuse) dans un environnement islamisant, néoconservateur et culpabilisant, encore esclave au 21ième siècle de l’observation stricte des dogmes de la Charia moyenâgeuse ; dans un milieu dans lequel l’observance du fanatisme islamique est jugée comme la manifestation de la vraie sincérité à la foi islamique. Par devoir de contribuer à l’émancipation des éléments de ma communauté ethnique touarègue, hier bédouine et aujourd’hui citadine, qui n’est pas encore embourbée dans la fange islamiste, je dénonce tout embrigadement religieux du genre des nouvelles sectes islamiques sahariennes. C’est à titre de dénonciation que je traite, dans cet essai, plus de l’islam politique qui a une prise directe sur les évènements du moment.

    Je développe dans cet essai une pédagogie d’apprentissage de la compréhension et de l’interprétation correcte des faits religieux, pour aboutir à la nécessaire rectification des certitudes ancrées dans l’intellect des gens par des marabouts ignorants qui ne recherchent, chez leurs talibés, qu’une récitation mnémonique du Coran et non la bonne compréhension du Message d’Allah.

    Au début du texte, j’ai dressé un lexique qui donne des définitions et des concepts reliés au sujet, pour en faciliter la compréhension. Dans le chapitre 1, je développe les fondements et le contexte historique des trois religions monothéistes dites révélées; le chapitre 2 traite les tentatives de compréhension et d’interprétation de faits religieux (historiques et politiques) ; le chapitre 3 dira comment redonner à l’islam sa double signification : le fait religieux et la civilisation; enfin, dans le chapitre 4, en tant que « citoyen du monde », je dis comment bâtir une solidarité universelle ente les hommes (et les femmes) qui soit indépendante des religions. »

    Fin de l’extrait

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